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Conakry : un procès fictif organisé à l’université pour vulgariser le Code de l’enfant et renforcer la protection des mineurs en présence du ministre de la Justice.

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Dans le cadre de la vulgarisation du Code de l’enfant et du renforcement des capacités des étudiants ainsi que des enseignants-chercheurs sur la protection des enfants et la justice juvénile, un procès fictif a été organisé ce samedi 20 juin 2026 à l’université par le Tribunal pour enfants de Conakry.

Selon le procureur général près le Tribunal pour enfants de Conakry, Dr Cé Avis Gamy, cette initiative vise à permettre à tous les acteurs impliqués dans la chaîne pénale des mineurs de mieux maîtriser les dispositions du Code de l’enfant.

« Il faut se dire que cette action s’inscrit en droite ligne avec nos objectifs et notre plan d’action mis en place dans le cadre de la vulgarisation du Code de l’enfant. Nous sommes dans le mois de juin, qui constitue le mois de la célébration de l’enfance. Cette activité a été organisée pour magnifier notre manière de célébrer, mais aussi pour renforcer notre communion avec la population et le monde universitaire. C’est une façon de rappeler qu’au sein des universités, les droits des enfants doivent être respectés et que les enseignants, les étudiants ainsi que l’ensemble de la société sont concernés par la question de la minorité. Cette question intéresse toute la République, car les enfants constituent l’avenir de la Guinée. Le résultat attendu est que les étudiants et les enseignants s’approprient davantage le contenu du Code de l’enfant afin que chacun en fasse son cheval de bataille pour assurer une meilleure protection de nos enfants », a-t-il expliqué.

Cette initiative bénéficie de l’accompagnement de la Fondation Terre des Hommes. À en croire son représentant en Guinée, cette simulation contribuera à améliorer la compréhension du fonctionnement du Tribunal pour enfants ainsi que des procédures spécifiques applicables dans la chaîne pénale juvénile.

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour suivre ensemble un procès simulé du Tribunal pour enfants de Conakry, organisé en collaboration avec deux grandes universités. Pour la Fondation Terre des Hommes, il ne s’agit pas seulement d’une simulation, encore moins d’un spectacle. Cette activité, portée par le Tribunal pour enfants, poursuit un objectif noble en parfaite cohérence avec les objectifs du projet et les dispositions prévues par la législation guinéenne. Il s’agit notamment de vulgariser le Code de l’enfant guinéen, l’une des législations les plus protectrices de la sous-région en matière de protection de l’enfance, mais qui demeure malheureusement peu connue. Cette initiative vise également à améliorer la compréhension du fonctionnement du Tribunal pour enfants, à renforcer les capacités des étudiants sur le rôle des différents acteurs de la chaîne pénale juvénile, à développer leurs compétences pratiques en argumentation, en plaidoirie, en rédaction et en analyse juridique, tout en favorisant les échanges entre étudiants, professionnels de la justice pour enfants et acteurs de la protection de l’enfance. Nous espérons que la formation reçue et ce procès simulé susciteront des vocations chez les étudiants en faveur des métiers du droit et de la protection effective des enfants, notamment ceux en situation de vulnérabilité ou en conflit avec la loi », a-t-il déclaré.

Président cette activité, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a salué cette initiative avant de rappeler les efforts engagés par les autorités pour renforcer la protection des droits de l’enfant.

« Lorsqu’un enfant est abandonné, violenté, exploité ou privé de ses droits, c’est l’avenir même de la nation qui est menacé. Cette activité intervient dans un contexte particulier marqué par la célébration du Mois de l’Enfant, une période symbolique consacrée à la réflexion, à la sensibilisation et à la mobilisation en faveur des droits de l’enfant. Notre ambition est celle d’une Guinée où chaque enfant grandit dans la sécurité, la dignité et l’espérance.    La République de Guinée a souscrit à de nombreux engagements internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’enfant. Ces engagements ont été transposés dans notre arsenal juridique, notamment à travers le Code de l’enfant, qui constitue aujourd’hui l’un des instruments les plus importants de protection de l’enfance dans notre pays.   Ce Code consacre des droits fondamentaux tels que le droit à l’identité, à l’éducation, à la santé, ainsi que la protection contre toutes les formes de violences, d’abus, d’exploitation, de traite, de mariage précoce et de discrimination. Cependant, une loi, aussi moderne soit-elle, ne produit ses effets que lorsqu’elle est connue, comprise et appliquée. C’est pourquoi les activités de vulgarisation comme celle que nous organisons aujourd’hui sont essentielles.     Nous devons faire du Code de l’enfant un outil vivant, accessible et connu de tous : magistrats, avocats, policiers, enseignants, parents, leaders communautaires et étudiants. Aucune justice ne peut être crédible si elle ne protège pas ceux qui ne peuvent pas toujours se défendre eux-mêmes. C’est pourquoi nous poursuivrons nos efforts pour renforcer les mécanismes de protection judiciaire des enfants, améliorer la prise en charge des mineurs et faire du Tribunal pour enfants la vitrine de la justice guinéenne, afin de promouvoir une justice plus humaine, plus accessible et plus protectrice », a-t-il souligné.

Selon les organisateurs, toutes ces actions contribuent à renforcer davantage la protection des enfants et le respect de leurs droits à travers le pays.

Tenema Doumbouya pour Moyaguinée.com

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