
Le 2 octobre 1958, la Guinée devient indépendante. Mais proclamer l’indépendance ne suffit pas à faire fonctionner un nouvel État. Il faut aussi organiser ses institutions, définir les règles qui les régissent et établir les bases de la nouvelle République.
Comment la République de Guinée s’est-elle organisée dans les premières semaines qui ont suivi son indépendance ?
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Après la proclamation de l’indépendance, l’organisation des nouvelles institutions constitue l’une des premières étapes de la construction de la République.
Le 2 octobre 1958, l’Assemblée territoriale de Guinée se réunit en session spéciale. Dans le cadre de cette nouvelle situation institutionnelle, elle se transforme en Assemblée nationale constituante souveraine.
La République nouvellement indépendante doit alors se doter d’un cadre juridique permettant de définir le fonctionnement de ses institutions et les principes sur lesquels repose le nouvel État.

Cette étape intervient quelques semaines après la proclamation de l’indépendance.
Le 10 novembre 1958, l’Assemblée nationale adopte la première Constitution de la République de Guinée. Le texte est ensuite promulgué le 12 novembre 1958.
Cette Constitution constitue l’un des premiers actes majeurs de l’organisation juridique et institutionnelle de la nouvelle République.
2 octobre → 10 novembre → 12 novembre 1958
2 octobre 1958
Proclamation de l’indépendance
10 novembre 1958
Adoption de la première Constitution
12 novembre 1958
Promulgation de la Constitution
Le texte constitutionnel définit la Guinée comme une République démocratique, laïque et sociale.

Il établit également que la souveraineté nationale appartient au peuple et qu’elle s’exerce notamment par l’intermédiaire de ses représentants à l’Assemblée nationale ou par référendum.
La Constitution fixe ainsi les premières bases du fonctionnement institutionnel de la République nouvellement indépendante.
La Constitution ne définit pas seulement l’organisation des institutions.

Elle consacre également plusieurs droits et libertés, notamment le droit de vote et d’éligibilité, ainsi que des libertés liées à la parole, à la presse, à la réunion et à l’association.
Elle affirme également le principe d’égalité des citoyens, notamment sans distinction de race, de sexe ou de religion.
Ces dispositions donnent au nouvel État un cadre juridique qui dépasse la seule proclamation de l’indépendance.
Quelques semaines seulement après le 2 octobre 1958, la République de Guinée dispose donc déjà d’un texte fondamental destiné à organiser ses institutions et à définir les principes de son fonctionnement.
L’indépendance n’est plus seulement une proclamation : elle commence à prendre forme dans les institutions et dans le droit.
Soixante-huit ans plus tard, le 2 octobre 2026, cette date demeure un moment important de l’histoire nationale.
Célébrer l’indépendance, c’est aussi se souvenir de cette période fondatrice, rendre hommage à celles et ceux qui ont contribué à écrire cette histoire et transmettre cette mémoire aux générations futures.
M’mah Bangura pour moyaguinee.com
















