
Le procès des 39 personnes récemment interpellées sous le pont Milo, à Kankan, pour des faits présumés de détention, de consommation et de commercialisation de chanvre indien s’est poursuivi ce mercredi au tribunal de première instance de Kankan. À l’issue des débats, les prévenus ayant comparu ont été renvoyés à la fin de la poursuite et remis en liberté, en raison de l’insuffisance des preuves retenues contre eux, selon le correspondant de Moyaguinee.com basé dans la région.
À la barre, les débats ont notamment permis de constater que la majorité des personnes présentées devant le tribunal n’étaient pas en possession de chanvre indien au moment de leur interpellation. Un constat qui a soulevé des interrogations sur les éléments de preuve réunis dans cette affaire.
Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Ibrahima 1 Camara, est revenu sur les circonstances de cette audience.
« Quand nous avons pris le service, il y avait effectivement 39 personnes qui avaient été interpellées pour des faits de détention, consommation et commercialisation de chanvre indien. Nous sommes allés aujourd’hui à l’audience, et après les débats, il s’est révélé que ceux qui ont comparu aujourd’hui devant le tribunal, la majeure partie n’ont pas été pris en possession, en tout cas de chanvre indien », a-t-il précisé.
Au cours de l’audience, le tribunal a également relevé la présence de personnes présentant des troubles mentaux ainsi que d’autres sans domicile fixe. Selon le procureur, l’insuffisance des preuves ne permettait pas de justifier leur maintien en détention.
« On a trouvé des personnes dedans qui ne contrôlent pas toutes leurs facultés mentales, la majeure partie sont des fou et d’autres des sans-domiciles. Vous savez, quand c’est comme ça, lorsqu’il n’y a pas suffisamment de preuves, le tribunal est en droit de renvoyer les gens à la fin de la poursuite », a expliqué Ibrahima 1 Camara.
Malgré la remise en liberté des personnes ayant comparu, le parquet entend poursuivre les investigations afin d’identifier les véritables auteurs présumés de la détention, du transport et de la commercialisation de ces stupéfiants.
« Donc, moi, en tant que procureur de la République, nous allons continuer de rechercher les véritables auteurs, ceux qui vont prendre, ces stupéfiants, les transporter, et venir les revendre et ensuite les interpeller. Donc, ceux qui étaient devant le tribunal aujourd’hui ont été renvoyés à la fin de la poursuite, ça veut dire qu’ils ont été relâchés par le tribunal », a conclu le magistrat.
De Kankan, Mohamed Lamine Yansané, pour Moyaguinee.com.


















