
Condamné à 10 ans de prison à l’issue du procès des massacres du 28 septembre 2009, Aboubacar Sidiki Diakité, plus connu sous le nom de Toumba, est décédé ce mercredi 25 mars 2026 à Conakry, des suites d’une maladie. Sa disparition met fin à un parcours judiciaire et carcéral marqué par plusieurs épisodes controversés ces derniers mois.
Le 31 juillet 2025, Toumba avait été reconnu coupable dans le cadre du procès lié aux événements tragiques du 28 septembre 2009. À l’issue de cette procédure très suivie, il avait été condamné à une peine de 10 ans de réclusion criminelle. Déjà incarcéré à la maison centrale de Conakry avant même l’ouverture du procès, il y poursuivait sa détention après le verdict.
Le 10 février 2026, sa situation carcérale prend un tournant. À la suite d’une fouille organisée par les autorités pénitentiaires, Aboubacar Diakité est extrait de force de sa cellule à la maison centrale de Conakry, puis transféré à la maison d’arrêt de Coyah. Cette décision suscite rapidement des réactions de ses avocats, qui dénoncent une mesure contraire aux dispositions légales en vigueur. Ils estiment également que ce transfert pourrait mettre en danger leur client, évoquant notamment la dégradation de son état de santé.
Au fil des semaines passées à la maison d’arrêt de Coyah, l’état de santé de Toumba se détériore progressivement. Face à cette situation préoccupante, les autorités décident finalement de son évacuation vers l’hôpital militaire du camp Samory Touré.
Hospitalisé, il y reste alité pendant plusieurs jours. Durant cette période, sa famille, inquiète et sans informations précises, multiplie les démarches auprès des autorités pour obtenir des nouvelles sur son état de santé.
C’est finalement ce mercredi 25 mars 2026 que la nouvelle de son décès est rendue publique. Dans un communiqué, la Direction nationale de l’administration pénitentiaire confirme la mort d’Aboubacar Diakité, survenue à Conakry des suites d’une maladie.
Il s’est éteint à l’âge de 58 ans, laissant derrière lui une trajectoire marquée par son implication dans l’une des affaires les plus sensibles de l’histoire récente de la Guinée, ainsi que par les circonstances controversées de ses derniers jours en détention.
Tenema Doumbouya pour moyaguinee.com

















