
À Kankan, la police a présenté ce jeudi 5 mars 2026 un important lot de produits prohibés et impropres à la consommation au commissariat central de la ville. La cérémonie s’est déroulée en présence du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan ainsi que du président de la délégation spéciale de la commune urbaine.
Au total, près de 100 cartons de ces produits ont été saisis par les services de sécurité lors d’opérations de contrôle menées ces derniers jours. Dans son intervention, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Fodé Bintou Keïta, a indiqué que cette saisie est le résultat d’une collaboration étroite entre la police et le parquet. Selon lui, cette opération s’inscrit dans la lutte engagée contre l’exercice illégal des professions médicales et paramédicales ainsi que contre l’introduction de produits pharmaceutiques non homologués en Guinée.

Le commissariat central de Kankan, en accord avec notre parquet d’instance, nous avions décidé d’engager une lutte acharnée contre les fossoyeurs, à savoir les gens qui s’y mixent dans l’exercice illégal des professions médicales et paramédicales. Dans la mise en mouvement de cette politique pénale de notre parquet d’instance, les instructions ont été données aux officiers de police judiciaire, qui ont été donc informés de l’arrivée de certains produits impropres à la consommation, mais également les produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques, selon les informations policières, des produits qui n’ont pas été fabriqués par des structures agréées, en tout cas reconnues par les voies les plus autorisées dans le domaine médical en republique de Guinée. Il a été également avéré de manière formelle lors de l’enquête que les personnes qui ont fait transiter ces produits dans le ressort judiciaire, du tribunal de première instance de Kankan ont posée ces médicaments, dans des zones qui n’étaient pas destinées pour ça. Et la direction préfectorale de la santé a donc été informée. Ils se sont joints au commissariat central dans le cadre de la bonne collaboration et de la manifestation de la vérité. Il a été donc établi à l’issue de l’enquête, de manière formelle, que ces produits ne sont rien d’autre que des produits susceptibles de porter atteinte à la santé publique qui est aujourd’hui une priorité nationale. Dans le cas des médicaments saisis, notre parquet donnera suite et la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. En tout cas, toutes les personnes contre lesquelles pèseront des soupçons et seront arrêtées à l’issue de la procédure judiciaire de l’enquête répondront conformément à la loi>>. Explique –t-il

De son côté, le commissaire adjoint Naby Soumah est revenu sur le déroulement de l’opération. Il explique que les services de police ont été alertés le 23 février par des sources jugées fiables de l’arrivée de produits pharmaceutiques illicites dans la ville. Après des vérifications, les agents ont localisé un magasin où ces produits étaient stockés dans des conditions inappropriées. Sur instruction du procureur, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie et au transport d’une centaine de cartons au commissariat central. Le commissaire adjoint a également indiqué que certaines personnes ont tenté de corrompre les agents pour empêcher la saisie, mais que ces tentatives ont été rejetées par les policiers.
Les autorités judiciaires et administratives ont profité de l’occasion pour réaffirmer leur détermination à lutter contre la vente et la circulation de produits dangereux pour la santé des populations. Tenema Doumbouya pour moyaguinee.com













