Home Actualités MANÉAH : UN AN APRÈS LE GLISSEMENT DE TERRAIN, LES SINISTRÉS TOUJOURS...

MANÉAH : UN AN APRÈS LE GLISSEMENT DE TERRAIN, LES SINISTRÉS TOUJOURS DANS L’INCERTITUDE

35
0
Publicité icipublicité

En Guinée, ce 20 août 2026 marque le premier anniversaire du glissement de terrain meurtrier survenu à Manéah, qui avait fait 19 morts. Un an après le drame, le site porte encore les stigmates de la catastrophe. Survivants et proches des victimes disent toujours faire face à d’importantes difficultés, notamment en matière de logement. Certains n’ont pas pu regagner leurs habitations, pourtant épargnées par la coulée de boue, et dénoncent ce qu’ils considèrent comme un abandon des autorités. Ils réclament aujourd’hui d’être rétablis dans leurs droits.

C’était dans la nuit du mercredi 20 août 2025. Une coulée de boue dévastatrice ensevelissait plusieurs habitations à Manéah, faisant 19 morts. Dans ce quartier autrefois animé, un lourd silence a depuis remplacé l’effervescence d’antan.   Si le paysage porte encore les traces de la catastrophe, les séquelles humaines restent tout aussi profondes. Depuis la fermeture du site d’accueil temporaire, plusieurs familles sinistrées disent s’enfoncer dans la précarité. Yacouba Abdourahamane Cissé témoigne du calvaire que traverse sa famille.

« Quand il y a eu l’éboulement, le gouvernement est venu nous chercher pour nous amener au camp de Manéah. Plus de cinquante familles y ont été logées pendant environ huit mois. Par la suite, on nous a accordé 30 millions de francs guinéens et demandé de quitter le camp. Avant de partir, nous avons demandé que ceux dont les maisons n’avaient pas été détruites puissent y retourner. Mais le gouvernement nous a demandé de rester en attente. Jusqu’à présent, nous sommes toujours dans cette situation », déplore-t-il.

Meme s’ils ont été assisté par lesautorités dans le cadre du logement mais ils disent etre confrontés a des nombreuses difficultes indique Sayon Condé.

«Depuis que nous sommes dans les maisons de location nous soufrons énormément. Et pourtant moi j’ai toujours contre ça». a t-il laisser entendre

Pour ces sinistrés a défaut d’être recasé il est nécessaire que les autorités les laissent revenir dans les maison qui  ne sont pas affecté.

«Pour ceux qui ont encore des maison  la-bas qu’ont les laissent revenir nous avons de nombreuses familles et les logement nous impact».Plaide Ibrahima Sory Diallo.

Un an après le drame, de nombreuses familles restent donc plongées dans l’incertitude. Estimant avoir été abandonnées par les pouvoirs publics, elles disent ne plus savoir vers qui se tourner pour reconstruire leur vie. Alpha Cissé lance, lui aussi, un appel aux autorités.

« Nous sommes restés dans cette situation. Deux pères de famille ont perdu la vie, Messieurs Keïta et Bérété. Ils ne sont pas morts lors du glissement de terrain, c’est le souci qui les a tués. Aujourd’hui à Conakry, nous, les victimes, souffrons énormément. Nos enfants sont hors de contrôle. Moi qui vous parle, j’ai 22 personnes à ma charge et aujourd’hui, toute ma famille est dispersée. Nous avons des problèmes de nourriture. Les 30 millions que j’ai reçus n’ont même pas couvert toutes les dépenses de location. Nous demandons donc aux autorités de nous aider à sortir de cette souffrance », plaide-t-il.

reconstruire leur vie. Un an après cette tragédie, ils attendent toujours une solution durable de la part des autorités : un relogement digne ou, pour les familles concernées, l’autorisation de regagner leurs maisons restées intactes.

Tenema Doumbouya, pour Moyaguinee.com.

publicité

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here