
L’élection présidentielle du 28 décembre 2025 en Guinée s’impose comme un moment charnière, non seulement dans le calendrier institutionnel, mais dans l’imaginaire politique du pays. À travers elle, c’est l’idée même de citoyenneté, de souveraineté et de responsabilité collective qui se trouve interrogée. L’acte de voter, souvent réduit à un geste administratif, revêt une dimension plus profonde: il est un récit, un symbole et une affirmation du lien entre le peuple et son destin.
1. Le vote comme réappropriation de l’histoire
Depuis l’indépendance, l’histoire politique guinéenne est marquée par des élans, des ruptures, des transitions parfois abruptes, des espoirs contrariés et des promesses encore inachevées. Dans ce parcours heurté, chaque élection revêt une valeur quasi cathartique : elle offre à la nation l’occasion d’écrire une nouvelle page, de réparer les fissures, ou de consolider les acquis.
L’élection de 2025 apparaît comme un chapitre décisif. Non parce qu’elle promet un miracle, mais parce qu’elle permet à chaque citoyen d’être l’auteur même minuscule d’un récit national. Voter, c’est reprendre la plume. S’abstenir, c’est laisser le texte se construire sans soi, au risque d’en devenir lecteur passif plutôt qu’acteur.
2. Le vote comme pacte politique
L’acte électoral ne se réduit pas à la rencontre mécanique entre un citoyen et une urne. Il est l’expression d’un pacte implicite qui fonde la République : le peuple délègue à un dirigeant la charge d’incarner l’État, mais cette délégation n’a de sens que si elle est libre, consciente et massive.
Le scrutin de 2025 doit donc être lu comme un test de maturité institutionnelle. Une élection faiblement participée affaiblit le pacte, fragilise la légitimité du futur président et ouvre la voie aux contestations, aux doutes, aux soupçons. Au contraire, une mobilisation forte scelle le contrat politique, stabilise le pays et réaffirme l’autorité du souverain collectif : le peuple.
Dans un État où les institutions ont souvent été mises à l’épreuve, la vigueur de la participation est un acte de consolidation démocratique.
3. Le vote comme espace de confrontation des visions
La politique n’est pas seulement la gestion du présent ; elle est la projection des futurs possibles. Chaque candidat, chaque programme, chaque discours propose une lecture de la nation : ses forces, ses blessures, ses horizons.
L’élection est le moment où ces visions s’affrontent non par la violence ou la domination, mais par l’argument, l’idéal et la persuasion autrement dit, dans le cadre civilisé de la démocratie. Refuser de voter, c’est refuser de prendre part à cette bataille des idées. C’est laisser s’éteindre la possibilité d’influer sur les orientations majeures : économiques, sociales, institutionnelles, territoriales.
En 2025, la Guinée se tient à un carrefour : redéfinir son modèle politique, consolider l’État de droit, réorganiser la gouvernance des ressources naturelles, moderniser son administration, et répondre aux aspirations d’une jeunesse nombreuse et exigeante. Ces questions ne peuvent être tranchées que si la société entre pleinement dans l’arène politique.
4. Le vote comme responsabilité intergénérationnelle
Le vote engage toujours plus que le présent. Il inscrit des choix dans la durée, façonne le pays pour ceux qui viendront après nous. En Guinée, où la démographie est jeune et l’avenir ouvert, voter le 28 décembre 2025, c’est participer à l’édification du cadre dans lequel vivront les générations futures.
Ne pas voter revient à déléguer à d’autres la responsabilité de définir l’avenir des enfants, des petits-enfants, de ceux qui hériteront du pays que nous construisons aujourd’hui. Le vote devient alors un acte moral, presque éthique, qui transcende la seule existence individuelle.
5. Le vote comme affirmation de la dignité citoyenne
Enfin, voter est une déclaration de dignité. C’est dire :
« Mon opinion compte. Ma voix a une valeur. Je refuse le silence politique. »
Dans les nations où la participation électorale a été conquise au prix de luttes, d’engagements et parfois de sacrifices, l’abstention apparaît comme un renoncement presque tragique. Le vote est une conquête, mais il est aussi une fierté. Il ne s’agit pas seulement de choisir un dirigeant, mais de réaffirmer la place du citoyen au centre du système politique.
Le 28 décembre 2025, chaque électeur guinéen aura l’occasion d’exercer cette dignité civique, en déposant un bulletin qui symbolise la continuité républicaine de la nation.
Pour finir l’élection présidentielle de 2025 n’est pas un simple événement dans le calendrier politique : elle est un miroir tendu à la société guinéenne. Ce scrutin révèle ce qu’elle accepte, ce qu’elle refuse, ce qu’elle espère. Il appelle chaque citoyen à se positionner, à participer, à ne pas se dérober.
Dans la dynamique politique guinéenne, voter n’est pas un geste banal ; c’est un acte fondateur, une reconstruction symbolique de l’État, une affirmation de la dignité démocratique. L’avenir national se joue, non pas entre les mains d’un seul homme, mais dans le courage collectif d’un peuple qui choisit de participer à sa propre destinée.
La Guinée unie avant tout !
JE M’ENGAGE !
Ibrahima Tenemba Kourouma président du parti GUIDE
















