
L’Université Julius Nyerere de Kankan a officiellement lancé l’année académique 2026-2027. Pour cette nouvelle rentrée, l’institution prévoit d’accueillir 11 112 étudiants et annonce plusieurs innovations, notamment l’introduction de nouveaux programmes de formation adaptés aux besoins du marché de l’emploi. Toutefois, les travaux de rénovation en cours dans plusieurs bâtiments constituent un défi pour les responsables universitaires.
À l’instar des autres institutions d’enseignement supérieur du pays, l’Université Julius Nyerere de Kankan a repris ses activités académiques. Étudiants, enseignants et responsables administratifs se retrouvent pour une nouvelle année universitaire placée sous le signe de l’innovation et de l’amélioration de la qualité de la formation.
À l’occasion de cette rentrée, les autorités universitaires ont présenté les principales orientations de l’année académique 2026-2027, tout en évoquant les difficultés auxquelles l’établissement doit faire face.
L’un des principaux défis de cette nouvelle année universitaire concerne les infrastructures. Plusieurs bâtiments de l’établissement font actuellement l’objet de travaux de rénovation, réduisant ainsi les espaces disponibles pour les activités pédagogiques.
Le recteur de l’Université Julius Nyerere, le professeur Moustapha Sangaré, reconnaît les contraintes liées à cette situation, mais se veut rassurant quant à la poursuite des enseignements.

« La plupart des bâtiments sont en rénovation, ce qui réduit les possibilités de déplacement des étudiants et des enseignants. Nous devons donc prendre des dispositions. Même s’il y a des difficultés, nous allons trouver des solutions », a-t-il déclaré.
Malgré ces contraintes, les responsables de l’institution entendent assurer le bon déroulement des cours et des différentes activités universitaires.
Pour l’année universitaire 2026-2027, l’Université Julius Nyerere de Kankan prévoit d’accueillir 11 112 étudiants. Cette rentrée s’accompagne également de nouvelles perspectives sur le plan pédagogique, avec le développement de facultés et de programmes destinés à diversifier l’offre de formation.
Selon Mamadi Kanté, chef du service de la scolarité, ces innovations s’inscrivent dans une dynamique de réforme de l’enseignement supérieur.

« Actuellement, nous attendons 11 112 étudiants pour cette année universitaire. La particularité de cette rentrée, c’est le travail engagé autour de nouvelles facultés. Nous avons désormais la Faculté des sciences juridiques et politiques », a-t-il expliqué.
Au-delà de l’accueil des étudiants, l’université ambitionne de renforcer l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché de l’emploi.
Dans cette perspective, de nouveaux programmes ont été élaborés afin de mieux préparer les étudiants aux opportunités professionnelles liées notamment au programme Simandou 2040.
« Nous avons de nouveaux programmes de formation. Ils sont le fruit des réformes engagées pour adapter nos enseignements aux ambitions du programme Simandou 2040 », a précisé Mamadi Kanté.
À travers cette orientation, les autorités universitaires souhaitent accompagner les transformations économiques du pays en mettant l’accent sur le développement des compétences et la professionnalisation des formations.
Du côté des étudiants, cette reprise des activités académiques est accueillie avec satisfaction.Si certains ont déjà retrouvé les salles de cours, d’autres poursuivent encore les formalités administratives nécessaires à leur inscription.
Rencontrée dans l’enceinte de l’établissement, Djènè Doumbouya, étudiante, ne cache pas sa joie de retrouver l’université.

« Je suis très contente d’être ici aujourd’hui, pour cette première journée de la rentrée universitaire. Nous sommes venues pour effectuer notre inscription », a-t-elle confié.
Dans les différents espaces de l’université, le mouvement des étudiants et la reprise des enseignements témoignent du retour progressif des activités académiques après les vacances.
Entre rénovation des infrastructures, nouvelles offres de formation et accueil de milliers d’étudiants, l’Université Julius Nyerere de Kankan entame ainsi une année académique marquée par plusieurs défis et ambitions.
De Kankan, Mohamed Lamine Yansané, correspondant de MoyaGuinée.com



















