
L’intersyndicale de l’éducation, composée du SLECG, du SNE et de la FSPE, a tenu une double rencontre ce jeudi 24 septembre 2026 à Conakry. Les représentants syndicaux ont d’abord été reçus par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, avant de rencontrer le secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique. Au centre des échanges : le respect du protocole d’accord signé entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation.

Au cours de ces deux rencontres, les secrétaires généraux des structures syndicales, notamment le SLECG, le SNE et la FSPE, étaient accompagnés de plusieurs membres de leurs bureaux exécutifs. Selon le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, les discussions menées à la Primature et au ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique portaient sur un seul point : l’application des engagements contenus dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation.

« Le respect du protocole d’accord en date du samedi 3 janvier 2026, signé entre l’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement. Et comme vous le savez, nous sommes à deux semaines de l’ouverture des classes que nous voulons réussir et appuyer. Cela ne peut être possible que lorsque les engagements librement consentis dans ce protocole d’accord sont respectés dans leur esprit et dans leurs lettres », a expliqué le syndicaliste.
Après avoir exposé les préoccupations de l’intersyndicale, le secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, N’Faly Sylla, a apporté des éléments de réponse au nom de son département.

« Ce que je voulais dire à l’occasion, c’est que M. le ministre a voulu vous recevoir, mais à cause des impératifs liés à sa fonction et à la parole du gouvernement, il était très pris. Je peux vous dire que depuis un mois, depuis que je suis arrivé, on parle du syndicat et de vos préoccupations à toutes les réunions, depuis qu’on a lancé ce processus de concours. Mais il y a trois impératifs : celui de respecter nos engagements, celui aussi de s’assurer qu’on préserve l’ensemble des droits sociaux issus des négociations, mais en même temps, on doit s’assurer de l’équité et de l’accès à la fonction publique », a indiqué N’Faly Sylla.

À l’issue des échanges, les responsables syndicaux ont réaffirmé leur position. Ils ont notamment insisté sur le caractère non négociable, selon eux, du respect du protocole d’accord signé avec le gouvernement. Alors que la rentrée scolaire approche, l’intersyndicale de l’éducation entend ainsi maintenir la pression pour obtenir l’application des engagements pris par les autorités dans le cadre de cet accord.
Tenema Doumbouya pour moyaguinee.com

















