
Récemment, quatorze pays côtiers, dont la Guinée, ont adopté à Mombasa, au Kenya, une déclaration visant à renforcer la transparence dans le secteur de la pêche et à lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Une initiative saluée par le premier vice-président de la Fédération nationale de la pêche artisanale de Guinée, Minkael Soumah. Selon lui, cette décision contribuera à préserver les ressources halieutiques du pays, qui se raréfient de plus en plus.
Outre la Guinée, le Sénégal, le Ghana, le Cameroun et la France figurent parmi les pays signataires de cette déclaration destinée à lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Le premier vice-président de la Fédération nationale de la pêche artisanale de Guinée salue cette initiative. Selon Minkael Soumah, elle permettra notamment de mieux protéger les aires marines protégées.

« C’est une bonne initiative parce que la pêche INN pille les ressources et détourne les revenus de l’économie nationale. La pêche illégale, non déclarée et non réglementée exploite les eaux d’un pays sans respecter les règles établies. Pourtant, les ressources halieutiques appartiennent à l’État, qui a le droit de les réglementer. Tous les acteurs doivent donc se conformer à ces réglementations pour exercer leurs activités de pêche. » Déplore –t-il.
Pour Djiba Kourouma, pêcheur, la mise en œuvre effective de cette déclaration permettra également d’assurer une gestion durable des ressources halieutiques.

« L’impact sera positif parce que les ressources pourront se reconstituer. Les fretins seront mieux protégés grâce à la limitation de l’utilisation des petits maillages. Le fond marin sera davantage préservé et les aires marines protégées mieux respectées. C’est une très bonne décision. » A-t-il aprécieux.
Minkael Soumah appelle par ailleurs les autorités à veiller au respect strict des engagements pris afin que tous les acteurs du secteur appliquent effectivement les nouvelles dispositions.
« Les bonnes pratiques doivent être appliquées par tous, nationaux comme étrangers. Les ressources nous appartiennent et leur préservation est essentielle, car nous vivons de la pêche. Nous sollicitons l’implication de l’État pour que chacun respecte cette décision. En tant que responsable du secteur, je soutiens pleinement cette initiative. »

Selon plusieurs estimations, la pêche illégale coûterait jusqu’à 50 milliards de dollars par an à l’économie mondiale, tout en provoquant d’importants dégâts sur les ressources marines et les moyens de subsistance des communautés côtières.
Tenema Doumbouya pour Moyaguinee.com.

















