Home Actualités Kindia – Mont Gangan : vivre au sommet de l’isolement et de...

Kindia – Mont Gangan : vivre au sommet de l’isolement et de la précarité

4
0
Habitants du mont Gangan à Kindia transportant des charges sur un relief montagneux difficile d’accès en Guinée
Publicité icipublicité

À Kiria, sur les hauteurs du mont Gangan, plus de 400 habitants vivent sans route, sans eau potable ni infrastructures de base. Entre enclavement et survie quotidienne, ces populations lancent un appel pressant aux autorités. À plus de deux heures de marche du centre urbain de Kindia, le sommet du mont Gangan reste difficile d’accès. Dans le secteur Kiria, relevant du quartier Tafory Gangan, des familles entières vivent dans des conditions extrêmement précaires, privées des services sociaux les plus élémentaires.

Ici, l’isolement n’est pas un concept, mais une réalité quotidienne. Enclavés par un relief escarpé, les habitants doivent parcourir de longues distances à pied pour accéder à la ville. Pendant la saison des mangues, principale période d’activité, les femmes transportent jusqu’à 40 kg de fruits sur la tête afin de les vendre au marché.

« La principale difficulté ici, c’est l’absence de route. Même pour se nourrir, c’est compliqué. Pendant la saison des mangues, nous les transportons jusqu’en ville pour les vendre afin d’acheter du riz et des condiments pour nos familles. Personnellement, je marche trois heures pour atteindre la ville. Le relief est montagneux, donc très dangereux : on avance en s’accroupissant, en trébuchant », témoigne Mamadama Sylla, habitante de Gangan Kiria.

Au-delà de cette difficulté d’accès, les services sociaux de base sont quasi inexistants. Les femmes enceintes sont transportées à dos d’homme, souvent sur des brancards de fortune, pour atteindre un centre de santé. L’école la plus proche se situe en bas de la montagne, à environ deux heures de marche, un obstacle majeur à la scolarisation des enfants.

« Notre principal problème, c’est la route. Nous sommes très éloignés de l’école. Les jeunes enfants ne peuvent pas marcher jusqu’à Tafory Gangan ou Bibane. C’est pourquoi nous attendons qu’ils grandissent avant de les inscrire à l’école. Ce que nous demandons, c’est que les autorités et les bonnes volontés nous aident à obtenir de l’eau potable, une route et une école », explique Karamo Moussa Sylla, sage de Kiria.

À Gangan Kiria, les besoins restent essentiels : une route praticable, un accès à l’eau potable, un poste de santé, une école et l’électricité. Pour ces populations, il ne s’agit pas de confort, mais de conditions minimales pour vivre dignement.

Tenema Doumbouya pour moyaguinee.com

publicité

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here