
Alors que de nombreux gouvernements étrangers, organisations et institutions internationales adressent leurs messages de félicitations au président Mamadi Doumbouya, élu avec 86,72 % des suffrages lors de l’élection présidentielle du 28 décembre dernier, le climat politique reste marqué par des contestations internes.
En Guinée, certaines formations politiques et organisations de la société civile continuent de remettre en cause la crédibilité du scrutin, malgré la validation des résultats par la Cour suprême. Une posture que plusieurs acteurs de la société civile de Kankan jugent difficile à comprendre.
Parmi eux, Sékou Caïssa Cissé estime que les critiques actuelles contribuent davantage à fragiliser le climat national qu’à améliorer le processus démocratique. Selon lui, aucun processus électoral n’est exempt d’irrégularités, mais celles-ci doivent être traitées dans les cadres légaux prévus à cet effet.
Il rappelle notamment que seuls les candidats ayant pris part au scrutin disposaient de la légitimité nécessaire pour saisir la Cour suprême avant la proclamation définitive des résultats. À ses yeux, les prises de position actuelles de certaines forces sociales risquent de décrédibiliser le processus électoral et d’installer un climat de méfiance entre l’État guinéen et ses partenaires internationaux.
Abordant les appels à la mobilisation lancés par certains groupes, l’activiste estime que le contexte actuel ne justifie pas des manifestations de rue. Pour lui, la Guinée, tout juste sortie d’un processus électoral, n’a pas besoin de tensions supplémentaires susceptibles de perturber la stabilité nationale.
Il invite ainsi les acteurs contestataires à privilégier les voies légales et institutionnelles pour faire entendre leurs revendications, sans exposer la population à des mouvements qui pourraient dégénérer.
Toutefois, Sékou Caïssa Cissé reconnaît que la manifestation demeure un droit constitutionnel. Il souligne néanmoins que l’exercice de ce droit est encadré par des procédures précises, notamment l’obtention des autorisations requises auprès des autorités compétentes. Selon lui, le moment n’est pas opportun pour encourager des actions susceptibles de diviser davantage les Guinéens.
Pour cet acteur de la société civile, l’heure doit désormais être à l’apaisement et à la consolidation de la stabilité du pays. Il estime que l’enjeu principal réside dans la capacité du président élu à répondre aux préoccupations quotidiennes des populations, tout en renforçant la gouvernance locale participative.
À noter que la cérémonie d’investiture du président de la République est prévue le 17 janvier prochain au stade Général Lansana Conté de Nongo.
Tenema Doumbouya pour Moyaguinee.com
















