
Le Premier ministre Amadou Oury Bah a expliqué pourquoi le général Mamadi Doumbouya a décidé de se porter candidat à l’élection présidentielle du 28 décembre. En campagne à Labé, ce lundi 15 décembre, devant un groupe de journalistes, le chef du gouvernement est revenu sur les raisons qui ont conduit le candidat de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) à briguer la magistrature suprême, en dépit des engagements pris à la suite de la prise du pouvoir le 5 septembre 2021.
Au début, personne ne pouvait s’attendre à la candidature du général Mamadi Doumbouya à l’élection présidentielle en Guinée. Mais pour le Premier ministre, une décision personnelle ne doit pas primer sur l’intérêt général de la Nation. Il explique ainsi l’une des premières raisons de cette candidature.
« C’est vrai, cela a été dit, personne ne le nie. Mais le contexte d’aujourd’hui, avec tout le processus engagé pour le développement du pays, montre que le travail n’est pas encore consolidé, d’où la nécessité, pour préserver les intérêts du pays, d’assurer la consolidation de ce qui a été engagé. C’est l’une des premières raisons de la candidature de Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré.
Bah Oury affirme également que la population a encouragé cette candidature dans l’espoir de voir se poursuivre les réalisations entamées.
« Deuxièmement, la population elle-même, au regard des résultats de ces quatre dernières années, s’est dit qu’il fallait que cela continue, parce que cela recrée de l’espoir, une envie de poursuivre afin de voir des transformations plus substantielles s’inscrire dans le cadre économique et social. Donc cette population a poussé à ce qu’il soit candidat », a-t-il ajouté.
Enfin, la situation sécuritaire de la sous-région est également évoquée par le Premier ministre comme l’une des raisons de cette décision.
« Troisièmement, vous voyez l’atmosphère sous-régionale, notamment en Afrique de l’Ouest. Il y a beaucoup d’instabilités et cela nous pousse, dans une suite logique, à assurer la stabilité ouest-africaine. Or, cette stabilité passe par celle de la Guinée », a-t-il souligné.
Par ailleurs, certains ont qualifié cette candidature de parjure. Mais pour le Premier ministre, lorsqu’on assume une responsabilité comme celle de chef de l’État, on dispose d’une certaine latitude dans certaines circonstances, a-t-il conclu.
Aly Sané pour moyaguinee.com















