
Les consommateurs font face à une pénurie de viande depuis quelques jours à Conakry. Ce lundi 15 décembre 2025, plusieurs boucheries sont restées fermées et celles qui ont ouvert n’avaient aucun produit à proposer. Certains bouchers interrogés expliquent cette situation par des difficultés d’approvisionnement, tandis que d’autres ont préféré rester chez eux. Notre reporter, Yacine Mohamed Bah, s’est rendu sur le terrain pour constater la situation.
Depuis plusieurs jours, la viande se fait de plus en plus rare, au point de laisser de nombreuses boucheries totalement vides. Les clients repartent les mains vides, une situation qui, selon les bouchers, dépasse leur seule responsabilité, notamment dans des quartiers comme Cosa. Ils affirment rester à l’écoute de leurs responsables.
« La viande est réellement en manque. Nous ne parlons pas en notre nom propre, mais au nom de notre coopérative. Ce sont eux qui s’informent de ce qui se passe et nous transmettent les informations. Ils nous ont informés que la vente de la viande est interdite pour le moment afin de préserver les vaches. Depuis, nous ne vendons plus. Vous voyez, les tables sont vides. Nous restons à l’écoute de nos responsables jusqu’à ce qu’ils trouvent un accord et nous donnent l’ordre de reprendre », témoigne Mamadou Samba.
Par ailleurs, plusieurs bouchers s’approvisionnent à l’étranger. Pour notre interlocuteur, l’approvisionnement local serait une meilleure alternative, car l’importation entraîne des coûts beaucoup plus élevés.
« Il y a énormément de difficultés. Là où nous nous approvisionnons, le moindre problème a un impact direct sur notre activité, surtout dans les zones d’élevage. Ce sont eux qui élèvent le bétail et nous qui vendons. Nous invitons le gouvernement à aider tous les citoyens, en particulier les éleveurs, afin de les soutenir et de les protéger. S’approvisionner localement serait préférable au lieu d’aller chercher la viande ailleurs, ce qui coûte beaucoup plus cher », ajoute-t-il.
Cette situation fragilise les bouchers et rend le quotidien des ménages encore plus difficile. Sans solution rapide, la pénurie pourrait s’étendre à d’autres sources de protéines, comme le poulet et le poisson.
Yacine Mohamed BAH pour moyaguinee.com

















