
Le scrutin organisé ce dimanche 21 septembre 2025 a enregistré une très faible mobilisation parmi les Guinéens résidant en Côte d’Ivoire. Selon les chiffres disponibles, la participation est restée largement en dessous de la moyenne dans plusieurs localités.
À Grand-Bassam, seuls 35 électeurs sur 228 inscrits se sont déplacés, soit un taux de 15,35 %. À Bouaké, 120 votants sur 547 inscrits ont pris part au scrutin (21,93 %), tandis qu’à Man, on compte 61 votants sur 375 inscrits, soit 16,26 %.
Dans certaines localités, les résultats exprimés font apparaître une nette avance du « Non » au projet soumis au vote. À Man, par exemple, 31 électeurs ont voté contre, contre 24 en faveur. À Abosso, sur 131 bulletins exprimés, 91 ont choisi le « Non » contre 34 pour le « Oui ».
Face à cette faible mobilisation, des accusations de fraudes ont émergé. Des témoignages rapportent notamment l’organisation de transferts d’électeurs depuis la commune de Port-Bouët vers Koumassi afin de remplir artificiellement les urnes, une pratique dénoncée par des acteurs de la société civile qui estiment qu’elle va à l’encontre des principes de transparence et de démocratie.
Les Forces Vives de Guinée en Côte d’Ivoire, à l’origine du communiqué, saluent quant à elles « la lucidité et la détermination » des Guinéens de la diaspora qui ont, selon elles, refusé de cautionner ce scrutin. Elles affirment que cette attitude traduit « l’aspiration profonde du peuple guinéen à la liberté, à la justice et à un véritable changement ».
Malgré les contestations et les tensions qui entourent ce scrutin, les Forces Vives appellent leurs compatriotes à maintenir la mobilisation, estimant que « la volonté des Guinéens ne sera pas étouffée ».

Tenema Doumbouya pour moyaguinee.com
















