
66 ans après l’indépendance, la préfecture de Mali attend toujours sa première route bitumée. Malgré de nombreuses promesses des régimes successifs, le projet de construction de la route Labé-Mali peine à se concrétiser, plongeant les populations locales dans une profonde frustration.
En juillet 2024, l’espoir renaissait avec la pose symbolique de la première pierre par les autorités de la transition, sous la houlette du Général Mamadi Doumbouya. Un an plus tard, le constat sur le terrain est amer : les travaux avancent à pas de tortue, laissant les usagers dans une précarité persistante, notamment en période de pluies.
À Boudhou, dès les premières averses, la route devient quasiment impraticable. La boue, résultat du mélange terre-eau, transforme les déplacements en un parcours du combattant. Sur le tronçon Yembering-Mali, les signes de chantier sont absents. Contrairement aux zones de Labé et Sarekaly où les activités ont timidement démarré, cette section semble complètement laissée pour compte. Les nids-de-poule et les flaques d’eau stagnante y compliquent gravement la circulation.
Même les tentatives de réparation locale, comme les opérations de butinage dans la commune urbaine de Mali, n’ont été que temporaires. Dans le quartier Tangué, les travaux ont vite cessé, replongeant les habitants dans une situation d’abandon et d’incertitude.
Face à ce tableau inquiétant, les habitants du Mont Loura et des environs appellent à une action rapide et concrète. Ils exhortent les autorités et les entreprises engagées à respecter leurs engagements. Pour ces citoyens, la route n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale pour le désenclavement, la sécurité et le développement de toute une région.
Mamadou Saliou Souaré, pour moyaguinee.com
















