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	<title>Identités de Guinée &#8211; Moya Guinée</title>
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		<title>Artisanat guinéen : un secteur clé freiné par le manque de soutien et de valorisation</title>
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		<pubDate>Fri, 01 May 2026 18:48:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’artisanat guinéen constitue l’un des principaux secteurs pourvoyeurs d’emplois dans le pays, avec plus de 300 000 travailleurs et environ 250 000 apprenants. Malgré ce poids économique considérable, il reste confronté à de nombreuses difficultés, selon le président de la Fédération nationale des artisans de Guinée (FENAG).&#160; Elhadj Boubacar Fofana évoque notamment le manque de [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’artisanat guinéen constitue l’un des principaux secteurs pourvoyeurs d’emplois dans le pays, avec plus de 300 000 travailleurs et environ 250 000 apprenants. Malgré ce poids économique considérable, il reste confronté à de nombreuses difficultés, selon le président de la Fédération nationale des artisans de Guinée (FENAG).&nbsp; Elhadj Boubacar Fofana évoque notamment le manque de matières premières et l’insuffisance de protection des œuvres artisanales. Dans un entretien exclusif accordé à notre rédaction ce jeudi 30 mai 2026, il appelle les autorités à soutenir et à mieux valoriser les métiers de l’artisanat en Guinée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le pays, de nombreuses personnes évoluent dans ce secteur. Mais malgré leur engagement à produire des biens et services pour la population, elles font face à plusieurs obstacles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>«</u></strong><strong><em>Les grandes difficultés sont d’abord liées à la formation et au perfectionnement. Ensuite, il y a l’accès aux marchés, avec une concurrence souvent défavorable face aux produits étrangers. Enfin, certains métiers disparaissent faute de matériel adéquat pour les pratiquer », explique M. Fofana.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, insiste-t-il, l’artisanat demeure le premier pourvoyeur d’emplois en Guinée.&nbsp;&nbsp;&nbsp; « <strong><em>Nous comptons aujourd’hui 326 corps de métiers. Plus de 300 000 artisans sont recensés dans le pays. Nous sommes organisés en groupements, en coopératives et en entreprises artisanales. Au niveau local, nous disposons de 33 fédérations préfectorales et de 24 unions nationales regroupant les différentes filières. Par ailleurs, plus de 250 000 jeunes sont actuellement en formation dans nos ateliers</em></strong> », a-t-il précisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du déficit en matières premières, les produits artisanaux souffrent également d’un manque de valorisation sur le marché. Face à ces défis, Boubacar Fofana interpelle à la fois les artisans et les pouvoirs publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <strong><em>J’invite d’abord les artisans à renforcer leurs compétences par la formation. Mais nous demandons également au gouvernement de protéger la production locale, qui peut contribuer significativement au développement du pays</em></strong> », souligne-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il indique enfin que le coût élevé des produits artisanaux locaux s’explique en grande partie par la rareté des matières premières indispensables à leur fabrication.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp; Tenema Doumbouya pour moyaguinee.com</p>
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		<title>Bijouterie en Guinée : un artisanat en danger face aux importations chinoises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[moyaguin@e]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 18:17:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Identités de Guinée]]></category>
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					<description><![CDATA[La fabrication de bijoux, notamment de bagues et de bracelets, est un métier très ancien. Mais en Guinée, ce secteur peine encore à évoluer véritablement. À Conakry, par exemple, la production reste largement traditionnelle. À cela s’ajoutent plusieurs difficultés, notamment l’accès aux matières premières. Les artisans dénoncent également l’inondation des marchés par des produits importés, [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">La fabrication de bijoux, notamment de bagues et de bracelets, est un métier très ancien. Mais en Guinée, ce secteur peine encore à évoluer véritablement. À Conakry, par exemple, la production reste largement traditionnelle. À cela s’ajoutent plusieurs difficultés, notamment l’accès aux matières premières. Les artisans dénoncent également l’inondation des marchés par des produits importés, principalement chinois, qui fragilisent leur activité.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" data-id="1787" src="https://moyaguinee.com/wp-content/uploads/2026/03/photo-bijoux-1bon-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1787" srcset="https://moyaguinee.com/wp-content/uploads/2026/03/photo-bijoux-1bon-1024x576.jpg 1024w, https://moyaguinee.com/wp-content/uploads/2026/03/photo-bijoux-1bon-300x169.jpg 300w, https://moyaguinee.com/wp-content/uploads/2026/03/photo-bijoux-1bon-768x432.jpg 768w, https://moyaguinee.com/wp-content/uploads/2026/03/photo-bijoux-1bon-747x420.jpg 747w, https://moyaguinee.com/wp-content/uploads/2026/03/photo-bijoux-1bon-640x360.jpg 640w, https://moyaguinee.com/wp-content/uploads/2026/03/photo-bijoux-1bon-681x383.jpg 681w, https://moyaguinee.com/wp-content/uploads/2026/03/photo-bijoux-1bon.jpg 1152w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs siècles, ce métier est pratiqué partout dans le monde. S’il a évolué ailleurs, en Guinée, la majeure partie des artisans continue de l’exercer de façon traditionnelle. Dans un atelier de Cosa, Amadou Condé explique qu’en plus des difficultés liées au manque de matières premières, les produits chinois envahissent les marchés, impactant fortement leur activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <strong><em>Nous fabriquons des bagues, bracelets et chaînes pour hommes et femmes. L’argent que nous utilisons vient de France et de la sous-région, et l’or provient de Siguiri. Mais aujourd’hui, nous rencontrons beaucoup de difficultés. Les femmes achètent rarement chez nous à cause des produits chinois bon marché. Certes, ils sont moins chers, mais de mauvaise qualité. Par exemple, un ensemble peut coûter 20 000 francs, alors qu’ils sont disponibles dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Ces importations chinoises affectent notre métier</em></strong> », explique-t-il. </p>



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<p class="wp-block-paragraph">Pour maître Mamadou Lamarana Diallo, ces bijoux importés ont des effets négatifs sur la santé des citoyens. « <strong><em>Les gens doivent comprendre que l’argent et l’or sont des métaux précieux. Ceux qui achètent des bijoux chinois paient moins cher, certes, mais il n’y a aucune garantie et ce n’est pas bon pour la peau. Nous devons revenir à nos traditions et valeurs en portant de l’argent et de l’or. Avec le temps, leur valeur augmente. Ce sont de véritables trésors</em></strong> », souligne t-il </p>



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<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs ateliers visités par notre rédaction, nous avons constaté que peu d’apprentis viennent se former à ce métier. Maître Mamadou Diallo explique : « <strong><em>Actuellement, nous accueillons difficilement des apprentis, car les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas sérieux. Ils peuvent prendre un objet et disparaître. Certains clients nous confient un gramme d’or ; s’il disparaît, nous sommes obligés de rembourser. C’est pourquoi nous préférons travailler avec nos propres enfants.</em></strong> »</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, ces bijoutiers demandent aux autorités guinéennes de prendre des mesures contre l’importation massive de bijoux chinois dans le pays, estimant que cela les empêche de vivre de leur art. Tenema Doumbouya pour moyaguinee.com</p>
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